Comment créer une micro entreprise en ligne

Avant les démarches pour créer une microentreprise était un véritable casse-tête. Mais avec les nombreux services en ligne, il est possible de créer et légaliser sa structure en quelques minutes et ce depuis son domicile. Alors il sera question dans cet article de vous montrer les différentes étapes pour créer une entreprise en ligne.

Inscription en ligne

La création d’un compte en ligne est primordiale pour créer une microentreprise. Elle peut se faire sur des sites comme guichet-entreprises.fr, lautoentrepreneur.fr ou encore sur infogreffe.fr. À ce niveau, vous allez devoir fournir les informations suivantes :

  • l’identité de l’entrepreneur ;
  • l’adresse pour recevoir son courriel ;
  • l’adresse professionnelle de l’entreprise ;
  • le type d’activité de la microentreprise ;
  • le choix des régimes social et fiscal.

Cette étape permet d’informer les administrateurs fiscaux et les organismes sociaux du lancement d’une microentreprise.

La domiciliation d’une microentreprise

La deuxième étape est de domicilier l’entreprise. Cela consiste à déclarer une adresse physique de votre microentreprise à la CFE (Centre de Formalité des Entreprises). Il faut savoir qu’il y a plusieurs manières de domicilier une entreprise. On peut la domicilier depuis son habitation. On peut aussi faire appel à une société de domiciliation (il s’agit d’un prestataire de services qui fournit une domiciliation juridique à l’entreprise). On peut aussi utiliser un local commercial pour domicilier son entreprise.

L’immatriculation

À ce niveau, il faut savoir que l’immatriculation dépend du type d’activité que propose la microentreprise. Si on exerce une activité artisanale, l’immatriculation va se faire au Répertoire des Métiers (RM). Mais si vous exercez une activité commerciale, vous devrez vous rendre au Registre de Commerce et des Sociétés (RCS) pour vous faire immatriculer.

Ouverture d’un compte bancaire et choix de l’assurance professionnelle

Il est obligatoire d’ouvrir un compte bancaire professionnel pour la microentreprise. Mais ce qu’il faut signaler est que le compte bancaire de l’entreprise ne doit pas être le même que celui du microentrepreneur.

Il est vrai que souscrire à une assurance professionnelle n’est pas obligatoire pour une microentreprise. Mais si elle souscrit à cette assurance, cela lui sera bénéfique en cas de dommages sur un tiers. Il est vivement recommandé d’y souscrire dès le début de ses activités.

Règlement des cotisations et de la TVA pour microentreprise

Dès le moment où la microentreprise commence à faire du chiffre, elle doit payer ses cotisations. Elles peuvent se faire de manière mensuelle ou trimestrielle. En fonction du type d’activité, le pourcentage sur le chiffre d’affaires peut varier entre 13,1 % et 22,7 %. En cas d’oubli de paiement de la cotisation, une pénalité de 50 € est appliquée.

Pour ce qui concerne la TVA, lorsqu’on est sur le régime de microentreprise, il se peut que la structure soit exonérée de taxes liées à la TVA (selon l’article 293 B du CGI). Mais au-delà de 33 200 € pour une activité artisanale et 82 800 € pour une activité commerciale, la microentreprise doit s’acquitter de la TVA.

Le choix du versement libératoire pour votre microentreprise

Lorsqu’on est un microentrepreneur, on a le choix d’opter ou non pour le versement fiscal libératoire. Ce type de versement permet de payer ces impôts en tenant compte du chiffre d’affaires et des recettes hors taxe. La microentreprise pourra s’y acquitter mensuellement ou de manière trimestrielle.